Mon punching-ball virtuel

Ma musique préférée

Liste de mes groupes préférés

le 11/07/2007 à 12h35
Voici, dans l'ordre alphabétique, la liste de mes chanteurs et groupes préférés. Comme vous pourrez le constater, j'écoute vraiment de tout. En fait, j'aime tous les styles de musique (mais pas tous les interprètes !). Je rééditerai cet article au fil de mes découvertes musicales pour ajouter de nouveaux noms.



Voici donc la liste des chanteurs et groupes que j'écoute régulièrement :

_ Aerosmith
_ A.F.I.
_ Alanis Morissette
_ Anastacia
_ Anna Tshuchiya
_ Apocalyptica
_ Ayumi Hamasaki
_ Björk
_ Blind Guardian
_ Brian Adams
_ Camille
_ Céline Dion
_ Coldplay
_ Daniel Balavoine
_ Dark Sanctuary
_ Dead Can Dance
_ Diams
_ Dolly
_ Eagle Eye Cherry
_ Elodie Frégé
_ Eminem
_ Epica
_ Evanescence
_ Feist
_ Gorillaz
_ Jack The Ripper
_ Julie Zenatti
_ Lacuna Coil
_ Leave's Eyes
_ Les Fatals Picards
_ Lili Cros
_ Linkin Park
_ Lordi
_ Loreena McKennitt
_ M83
_ Mano Negra
_ Marilyn Manson
_ Matmatah
_ Mélissa Mars
_ Michel Polnareff
_ Mika
_ Muse
_ Nickelback
_ Nightwish
_ Nirvana
_ Noa
_ NOFX
_ Noir désir
_ Pink
_ Placebo
_ Rammstein
_ Saez
_ Savage Garden
_ Seal
_ Sean Paul
_ Shakira
_ Sniper
_ Stream Of Passion
_ Sum 41
_ Superbus
_ System Of A Down
_ t.A.t.U.
_ Theatre Of Tragedy
_ The Black Eyed Peas
_ The Corrs
_ The Gathering
_ The Offspring
_ The Red Hot Chili Peppers
_ The Wriggles
_ U2
_ Within Temptation
_ Zazie
J'ai beau écouter toutes sortes de musiques, j'ai malgré tout un style de musique préféré : le Metal Symphonique.



J'ai également huit groupes que j'aime plus que les autres, huit groupes dont j'écoute en boucle les discographies complètes :

_ Apocalyptica
_ Dark Sanctuary
_ Epica
_ Muse
_ Nightwish
_ Stream Of Passion
_ System Of A Down
_ Within Temptation

Camille

le 17/07/2007 à 10h30
En ce moment, je suis revenue à mon album de Camille, "Le fil". Je l'aimais beaucoup et puis je suis passée à autre chose et voilà que le jour où je le ressors du placard pour une envie soudaine de le réécouter, je l'aime encore plus qu'avant. Je suis passée du stade "c'est sympa ce qui passe à la radio" au stade "ces chansons sont quand même belles et profondes". A la fois auteur et compositeur, Camille a fait cet album toute seule : même la musique est en fait sa voix !

*
"Le fil" est le deuxième album de Camille. Il est sorti en 2005 et a reçu le Prix Constantin la même année. Voici les chansons dont il est composé :

1) La jeune fille aux cheveux blancs
2) Ta douleur
3) Assise
4) Janine 1 (interlude)
5) Vous
6) Baby Carni Bird
7) Pour que l'amour me quitte
8) Janine 2 (interlude)
9) Vertige
10) Senza
11) Au port
12) Janine 3 (interlude)
13) Pâle septembre
14) La rue de Ménilmontant
15) Quand je marche (nouvelle version)

J'ai découvert cet album et son auteur-compositeur avec "Ta douleur" (merci la radio et la télé) et les chansons qui furent mes préférées à la première écoute étaient "La jeune fille aux cheveux blancs", "Ta douleur" et "Au port".

Depuis que j'ai ressorti cet album il y a quelques jours, je lui trouve une autre dimension et mes chansons préférées sont désormais "Assise", "Vertige" et "Pâle septembre".

*
Extraits de paroles :

La jeune fille aux cheveux blancs
"Je suis à l'âge où l'on ne dort nul part
Les seuls lits dont je rêve sont des quais de gare
[...]
Oh je veux partir sur la seule route où il y a du vent
Je suis la jeune fille aux cheveux blancs"

Ta douleur
"Lève-toi c'est décidé
Laisse-moi te remplacer
Je vais prendre ta douleur
Doucement sans faire de bruit
Comme on réveille la pluie
Je vais prendre ta douleur"

Assise
"L'aube se lève et la vie ce cortège défile
Tombe la neige la danseuse se réveille, s'étire
Moi j'vais à pieds de mon lit à ma table y a pas d'bus
Dire que je vais rester toute la journée assise
[...]
C'est quand même triste d'être vissée à sa chaise à mon âge
Comme une vieille anglaise, une momie, un otage
Oui, j'suis l'otage de ma tête tout c'que j'vois par la fenêtre déménage dedans
C'est pas ma fête si je suis tout le temps assise
Vous papillons épinglés une belle nuit d'été sur ma plage
Vous amoureux déchirés couchés sur le papier bien sages
C'est à mon tour, regardez, j'ai une voix pour chanter, j'ai des pieds pour courir
J'vais quand même pas rester toute ma vie à écrire"

Vous

"Est-il bien nécessaire de me dire "vous" plutôt que "tu"
Si c'est pour par derrière me botter le cul
Là-bas en Angleterre ils se disent tous "you" c'est plus clair
De Toto, Tony Blair à Lizarazu
"Tout est boue sur la terre"
Dit l'hippopotame en tutu
Au lit comme à la guerre
On est tous poilus"

Janine 2

"Pourquoi tu m'appelles "beauté"
Comme si ça se voyait pas ?"

Vertige
"Quoiqu'on dise
Etonnants vos numéros de voltige
A l'air libre
Les oiseaux ont eux aussi le vertige"

Au port
"Mais lui c'est différent, il est né sur l'océan
C'est un grand capitaine, un amant monument
Tu t'es perdue dedans"

Janine 3
"Pourquoi tu m'appelles "la mort"
Alors que c'est moi qui t'éclaire ?
[...]
Pourquoi tu m'appelles "histoire"
Alors que je m'appelle "la guerre" ?
Pourquoi tu m'appelles "erreur"
Alors que je suis humaine ?
[...]
Pourquoi tu m'appelles déjà
Alors que je viens à peine de naître ?
[...]
Appelle-moi par mon vrai nom
C'est la seule chose qu'il me reste"

Pâle septembre
"Sale décembre
Comme il est lourd le ciel
Sais-tu que les statues de sel
Ont cessé de t'attendre"

*
Interview de Camille par Fabrice Pliskin dans le Nouvel Observateur :

La révélation Camille : Elle compose, elle chante et elle pense

Les perles ne font pas le collier: c’est le fil. «Le Fil», précisément, c’est le titre du deuxième album de Camille, 26 ans, chanteuse de variétés françaises mutantes. La formule, dans sa nudité, ressemble à l’intitulé d’un poème de Francis Ponge. Le fil du «Fil», c’est quoi? C’est la note si. Elle traverse les 15 chansons du disque, comme si elle voulait n’en faire plus qu’une. «Comme le bourdon dans les chants populaires médiévaux», explique savamment Camille. Sur la couverture de ce disque charmeur et funambulesque, le fil traverse horizontalement le visage de l’artiste, juste au-dessous des yeux. Il est des femmes voilées. Camille est une femme filée. «Mon rapport au chant est très métaphysique», confie, derrière les petites lunettes dont elle farde son désir de brûler, cet auteur-compositeur qui flashe à la fois pour les cantiques extatiques de la sibylle du Rhin Hildegard von Bingen (1098-1179) et Michael Jackson période «Bad» («Ce mec est un génie»). Dans ce monde-labyrinthe où tout conspire à vous faire perdre le fil, «où on est sans cesse sollicité, où on communique beaucoup, mais sans lien réel, j’avais envie de trouver le fil qui me relie à moi-même». A la fin de l’ultime morceau, la voix se tait et les instruments – mais le voyage au bout du si se prolonge: la note continue de vibrer dans le vide pendant 39 minutes et 12 secondes, comme un mantra tour à tour obstiné, douloureux, espiègle. «En écoutant ça, on fait ce qu’on veut, on laisse courir ou on médite, on se tire une balle dans la tête ou on fait un autre album dessus», dit cette sibylle de la Seine. «Pourquoi tu m’appelles Janine / Alors que j’m’appelle Thérèse / Pourquoi tu m’appelles triangle alors que j’m’appelle trapèze / Pourquoi tu m’appelles Airbus / Alors que j’m’appelle Herpès…» Loin des hommages consciencieux à Brassens et à Barbara (Carla Bruni), loin des héritières de Françoise Hardy (Keren Ann), loin des pleureuses atrabilaires à fossettes (Dominique A., etc.), l’univers poétique non identifié de Camille, titulaire du permis B, est la très bonne nouvelle de l’hiver. D’abord, elle n’a même pas une tête de chanteuse. Disons, pour cataloguer cet hapax, qu’elle évoquerait une (Brigitte) Fontaine cousue de Björk. Mais, bon, pourquoi tu m’appelles Björk, alors que j’m’appelle Camille? Et puis Fontaine appartient à cette génération du rhizome et de la table rase, celle qui voulait rompre le fil, là où Camille s’emploie à le renouer. Tiens, à propos, le mot féminisme, pour vous, c’est un mot plein ou un mot creux? Le chanteuse pousse un gros soupir d’ennui malpoli et finit par répondre: «Femme est un mot plein; isme est un mot creux.» Son disque se termine par cette confidence burlesque et tourmentée: «Je suis une femme libérée mais je ne peux pas faire tout toute seule, c’est faux. Pas faire un quatre mains au piano, c’est faux, c’est faux. Sinon, je tombe dans le fossé…» Pianiste autodidacte, Camille compose avec sa voix ductile d’elastic girl. «C’est mon instrument.» Elle a suivi des cours de chant avec des maîtres divers, subi la férule d’une «Sénégalaise castratrice venue du Conservatoire», puis la grâce du Brésilien Rolando Faria (Les Etoiles) et de l’Italienne Valentina Vitale selon laquelle «on ne produit pas un son, on le reçoit». Dans «(Je veux prendre) Ta Douleur», gospel cubiste d’une France Gall dézonée, elle joue les chorales sud-africaines à elle seule, fait la boîte à rythme humaine en roulant dans sa bouche des borborygmes, des crissements de freins et des sonnettes de serpent. Dans «Assise» («De mon lit à ma table y’a pas de bus / Dire que je vais rester / Toute la journée assise»), elle annexe pénardement les polyphonies pygmées à son petit folklore d’Occidentale, sans faire songer jamais aux vilains mots de fusion ou de world music. Dans «Senza», elle vocalise avec une grâce de bulle de savon des effets de décalage rythmique directement inspirés de «Music for Mallet Instruments, Voices and Organ» de Steve Reich. Parfois, on a l’illusion d’entendre des sons électroniques. Ce n’est que la voix humaine d’une Parisienne de 26 ans, à nez rouge et au cœur brisé («Pour que l’amour me quitte»). Mais, comme on sait, seul un cœur brisé est entier. «Vous êtes là pour souffrir! il n’y a que les cons qui ne souffrent pas!» Camille, «jeune fille aux cheveux blancs», se rappelle avec une horreur amusée son professeur de français, en khâgne, au lycée Henri-IV. «J’étais ce qu’on appelle une clouteuse [par référence à l’Ecole normale de Saint-Cloud]. Dans clouteuse, il y a clou, c’est maso! Christique! Un jour j’ai regardé par la fenêtre de ma classe, tout était carré dans l’architecture, je me suis dis, c’est pas possible, ces angles droits, j’en peux plus.» Après son échec au concours, elle souhaite se réinscrire en khâgne et confie à son professeur d’anglais son envie de faire chanteuse. Dès le lendemain, l’administration lui signifie par un coup de… fil qu’elle ne sera pas reprise. Au diable, les dissertations en trois parties. Camille entre à Sciences-Po, où l’on pense en deux parties. «Pour les gens d’Henri-IV, Sciences-Po, c’était la plèbe, pis, la réalité! Moi, à Sciences-Po, j’avais le désir d’éveiller ma conscience politique, dit la chanteuse avec un gloussement sardonique. Mais, c’est pas du tout une école politique, là-bas, on fait du traitement de données, on apprend à mettre en forme les idées libérales. Ce qui est politique, c’est de faire un disque personnel, en dépit de la lobotomisation industrielle.» Sciences-Po aura la charitable sagacité de lui compter l’enregistrement de son premier album, «le Sac des filles», comme un stage en entreprise. Lorsqu’on se hasarde à esquisser un parallèle entre son «sac» et celui du chanteur Benabar («Sac à main»), Camille vous arrête sur le ton poliment dédaigneux dont Henri-IV parle de Sciences-Po: «Il m’a copié! Non, je plaisante. Mais, moi, dans les paroles, je ne dis pas ce qu’il y a dans le sac. C’est ça, toute la différence!»

Julie Zenatti

le 23/07/2007 à 13h47
Julie Zenatti vient de sortir un quatrième album et je ne peux donc m'empêcher de faire un long article sur cette artiste que j'adore.

Comme tout le monde, j'ai bien sûr connu Julie Zenatti grâce à son rôle de Fleur-de-Lys dans la comédie musicale Notre-Dame de Paris. J'ai tout de suite accroché : j'adorais sa voix et je chantais "La monture" en boucle !

"Quand on te voit sur ta monture
Quelle allure et quelle stature
Un vrai modèle de droiture
Une force de la nature

Ou bien n'es-tu qu'une raclure
Un animal de luxure
Qui court à l'aventure ?
Y a-t-il un coeur sous ton armure ?

Le mien est pur comem l'azur
Laisse-moi panser tes blessures
Oublions cette mésaventure
Je t'aimerai si tu me jures
Je t'aimerai si tu me jures
Qu'on la pendra
La Zingara

Mes rêves de petite fille
Cousus de fil en aiguille
Je les ai jetés au loup

Détrompe-toi car je suis
Aussi blanche qu'une brebis
Qui se roule dans la boue

Tes mots d'amour sont des injures
Tes serments sont des aprjures
Mon coeur déjà se fait plus dur
Je te mets au pied du mur

Délivre-moi de ma ceinture
Viens en moi petite ordure
Apprends-moi l'art de la luxure
Je t'aimerai si tu me jures
Je t'aimerai si tu me jures
Qu'on la pendra
La Zingara !

Je t'aimerai si tu me jures
Je t'aimerai si tu me jures
Qu'on la pendra
L'Esméralda !
Qu'on la pendra
La Zingara"

*
J'ai bien entendu les trois premiers albums de Julie Zenatti. Je les ai bien entendu écouté des milliers de fois chacun. J'en connais bien entendu chaque chanson par coeur. (Bon, là j'exagère mais pas beaucoup : je connais PRESQUE toutes ses chansons par coeur.) Par conséquent, je vous épargnerai les extraits de mes chansons préférées : ce serait trop long, j'aime presque toutes ses chansons !

Quand le premier album est sorti, j'étais heureuse de pouvoir écouter enfin plus de chansons interprétées par cette magnifique voix. J'ai été un peu déçue par le deuxième album que j'aime moins que les autres même si je l'ai lui aussi écouté des milliers de fois. Et j'ai réellement adoré le troisième où l'on sentait qu'elle avait mûri dans ses paroles (bien qu'elle ne les écrive pas elle-même) et dans sa façon d'utiliser sa voix.

Le quatrième album, "La boîte de Pandore", est encore plus abouti. Je trouve qu'elle y chante mieux, ayant mieux pris connaissance de sa voix et confiance en elle. Elle participe aussi aux paroles de ses chansons. Vraiment un très bel album pour ceux qui apprécient déjà cette chanteuse !

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