Mon punching-ball virtuel

Ecrits by Me

Fleurs de pierre

le 13/07/2007 à 11h25
Avec mon frère et son meilleur ami, nous formions un groupe de Metal Experimental dont je suis la chanteuse. Aujourd'hui, le groupe n'existe plus mais je continue d'écrire d'autres chansons dans un style "+ sad, - metal" sur fond de piano joué par mon petit frère. Bref, nous nous partagions donc l'écriture des chansons et voici donc une de celles que j'ai écrites :



Fleurs de pierre


Un arc-en-ciel
Gris et noir
Dans tes bras
Mon coeur s'égare


Tes mots d'amour
Me sont tellement fades
Ton indifférence
Reflète mon âme


Fleurs de pierre
Coeur fané
Je ne crois plus
En tes baisers


Mon coeur s'est solidifié
En une rose de cristal
Mais toujours je t'aimerai
Je t'en prie, rends-moi ton âme


Douleur si douce
Bonheur si cruel
Quand tu me touches
Mes larmes perlent


Mon sang s'écoule
En un lac scintillant
Ma vie s'épanouit
Dans une mare de sang


Fleurs de pierre
Coeur fané
Je ne crois plus
En tes baisers


Mon coeur s'est solidifié
En une rose de cristal
Mais toujours je t'aimerai
Je t'en prie, rends-moi ton âme


Pour toujours abandonnée
Perdue, prisonnière de tes bras
Je ne sais ce que veut dire "être aimée"
Et malgré tout, tu ne me lâches pas


Je ne demande qu'une seule petite chose
Qu'à jamais tu ne vives plus que pour moi
Que ton amour pour moi éclose
Et que tes yeux ne voient plus que moi


Fleurs de pierre
Coeur fané
Je ne crois plus
En tes baisers


Mon coeur s'est solidifié
En une rose de cristal
Mais toujours je t'aimerai
Je t'en prie, rends-moi ton âme

Mon monde à moi

le 02/09/2007 à 23h20
Voici une autre des chansons que j'ai écrites pour RqM (vous savez, le groupe de Metal Experimental dont je faisais partie il y a quelque temps). Elle résume mon petit monde imaginaire...



Mon monde à moi

Je n'aime pas ce monde réel
Cet univers trop terre à terre
Je n'aime pas vivre ma vie
Dans ce monde cruel et hypocrite

Moi je préfère fermer les yeux
M'imaginer un monde merveilleux
Où je serai seule et unique
Dark Princess dans son monde féerique

La pluie tiède grise mon monde
De sculptures de pierre froides et fières
Vampires romantiques et amour éternel
Je vis dans une mélancolie magique

Je vis ma vie imaginaire
J'ignore tout ce qui ne peut me plaire
Anachronique dans votre monde si logique
Féerique dans mon monde fantastique

Je suis la princesse de mes rêves
Je suis la reine là où ma voix s'élève
Tout ce qui est laid ne m'atteint pas
Seul existe ce qui me plaît à moi

La pluie tiède grise mon monde
De sculptures de pierre froides et fières
Vampires romantiques et amour éternel
Je vis dans une mélancolie magique

La pluie tiède grise mon monde
De sculptures de pierre froides et fières
Vampires romantiques et amour éternel
Je vis dans une mélancolie magique

Conte d'une Fée

le 25/09/2007 à 20h09
Conte d'une Fée

Il était une fois une sombre princesse qui dansait dans un champ. Ses jupes virevoltaient en frôlant les blés blonds du printemps, ses rubans volaient au doux vent estival, ses bottines piétinaient la blanche neige cotonneuse, ses yeux rayonnaient de la couleur des feuilles d'automne.

Elle était fière d'être la noire fée de sa vie. Elle était heureuse d'être la source de la magie de son existence. Elle n'aspirait qu'à une seule chose : être aimée d'un amour pur et cristallin, être aimée pour cette princesse romantique qu'elle était.

Mais il n'y avait pas d'amour pour ces fées là. Il n'y avait pas de pureté et de sincérité pour ces princesses qui aimaient danser bercées par leurs larmes. Personne n'était capable d'aimer une fée ennivrée de mélancolie et de magie sans couleur.

Il n'y avait que désir charnel et passion éphèmère pour les princesses des statues de pierre. "Pourquoi ?" leur demanda celle-ci un soir solitude éprouvante. "Parce qu'il est trop difficile d'aimer avec pureté une fée qui ne vit que solitude et passion. Parce qu'il est trop difficile de suporter l'amour passionnel d'une princesse abandonnée. Parce qu'il est trop difficile de comprendre une fée imaginaire dans son monde inventé et de l'aimer sincèrement parce qu'elle est cela."

Et les loups continuent de rôder dans le bitume et le béton que cette princesse ne veut pas voir, portant son regard au travers et n'observant que les arbres, les collines et les rivières derrière. Mais ce qu'on ne veut pas voir existe quand même et ce qu'on espère camoufle la vérité. Trop de carnassiers déguisés en hommes l'ont déjà blessée. Et elle attend toujours son prince charmant...

Existe-t-il ce prince charmant qui ne se changera pas en loup ? Existe-t-il celui qui l'aimera pour ses rêveries mélancoliques ? Existe-t-il celui avec qui elle pourra vivre sa vie magique tout en étant rattachée à la dure réalité par un contact rassurant ?

Existe-t-il... ?

Le prince charmant

le 26/09/2007 à 22h58
Le Prince Charmant
(suite du Conte d'une Fée)

Quand la souffrance d'une noire fée est trop poignante, les statues de pierre pleurent.

Il était une fois, un ruisseau qui descendait la vallée, un ruisseau de larmes glacées. Une sombre princesse se sentait abandonnée. Un loup l'avait encore attaquée, sans même essayer de la posséder. Les carnassiers n'étaient pas seulement pasionnés par la chair des fées : ils se contentaient parfois de les dévorer.

Les fées de la mélancolie aiment la tristesse et la solitude. Mais elles ne savent pas se protéger du mal qui les entoure. Celle-ci avait un nouvel homme pour la sécuriser. Mais elle savait désormais que la plupart d'entre eux n'étaient que loups déguisés. Le sentiment de ne jamais réussir à le découvrir l'envahissait. La peur s'emparait d'elle. Elle avait laissé de son plein gré un inconnu s'infiltrer au coeur de son jardin secret. Et que faire désormais ?

Par une magnifique journée de pleine lune, éblouie par les étoiles filantes, la sombre princesse s'enfuit avec ses statues de pierre et tout son monde magique. Comme si elle n'avait jamais existé, l'homme se retrouva sans sa fée.

Dépité, décontenancé, inquiet, sous l'assaut des sentiments, l'homme découvrit enfin sa véritable nature. Mais en place de loup enragé, c'est un prince charmant qu'il se révéla être. Il alla jusqu'à porter des messages aux étoiles pour retrouver la trace de sa bien-aimée. Et une belle nuit, un papillon lui chuchota à l'oreille où elle se cachait.

Au coeur de la nuit, il l'aperçut enfin. Perdue, appeurée, et terriblement seule, la princesse des ombres était bercée par les bras de pierre de ses statues épleurées. Tout le désespoir de son coeur torturé s'exprimait à travers les prunelles glacées des statues dont elle était la reine.

Pour la rejoindre enfin, le prince charmant devait traverser le torrant glacé des larmes de pierre. Et il le fit. C'est blessé et affaiblit par le chagrin de sa bien-aimée qu'il parvint enfin à ses pieds et qu'il la ceuillit du coeur des seuls bras protecteurs qu'elle avait connu jusqu'à présent, ceux de la pierre qui ne peut aimer.

Le prince charmant essuya les larmes de sa douce fée nocturne et déposa un baiser sur ses lèvres salées. Il lui chuchota des mots que personne n'avait jamais eu pour elle. Et cette fois-ci, ses larmes furent celles de l'émotion d'entendre un amour pur. Parce qu'il existait...

Quand le coeur d'une noire fée est aimé avec sincérité, les statues de pierre dansent.

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